L’hôtel Koutoubia et la cité Fouque

 

Lors d’un court séjour Marrakech a tant de belles choses à offrir que l’on ne sait parfois plus où donner de la tête. A peine arrivés dans la Ville ocre, vous êtes plongés dans son univers mille et une nuits, avec sa médina, ses souks et ses petits restos typiques nichés au détour d’une étroite ruelle. Mais le Guéliz, la ville moderne, son histoire et ses vestiges art-déco sont bien souvent oubliés. Marrakech Insiders a donc décidé de vous faire découvrir un de ses lieux emblématiques qui, on vous l’assure, vaut le détour…

Erigé dans les années 1930, L’hôtel Koutoubia, non loin du cinéma Théâtre Palace, figurait parmi les premiers hôtels du Guéliz, et parmi les plus luxueux, en témoigne le garage privatisé. Il présente un style architectural qui est l’exemple même du phénomène d’hybridation de l’architecture, à savoir un style français mélangé avec les savoir-faire et les matériaux marocains. Aujourd’hui fermé depuis une vingtaine d’années à la suite d’un incendie, il reste une richesse du patrimoine architectural et urbain du Guéliz.

 

 

En face de l’hôtel, on trouve la cité Fouque, une ruelle si discrète que l’on passe devant vraiment sans l’apercevoir ; elle sert de passage « secret » entre les rues de Yougoslavie et de Mohamed El Beqal. Elle est en fait la dernière rue du Guéliz à être complètement intacte.

 

 

A l’entrée, on trouve une jolie cabane en bois peinte en vert d’eau, avec un arbre majestueux qui la traverse de part et d’autre. A l’intérieur, un serrurier et cordonnier, Rachid, qui répare avec ardeur quelques « sbatte » en mauvais état.

Philippe, un homme d’une cinquantaine d’années est l’emblème de la cité. Intégré à la vie locale et à ses mœurs, il parle un français à la perfection. Il nous raconte qu’il réside dans le premier logement depuis 47 ans et qu’il travaille à Marrakech dans une société d’électricité. Il nous explique que Mme Gruyère, ancienne propriétaire des logements de la cité (tous ou certains, il n’est pas sûr), surnommée Farina à cause de son maquillage très farineux, avait pour habitude de fréquenter le restaurant Rex, disparu maintenant au profit d’une banque, en face du café de la Renaissance. Il y a une vingtaine d’années, endettée et malade, elle aurait cessé de venir collecter ses loyers et s’est vue dans l’obligation de vendre sa maison, avant de décéder. Sans héritiers, la cité est ainsi restée dans un flou juridique, et ses bâtisses en l’état.

 

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